Certificat médical, chèque de 1,2 milliard : ce que l’on sait de l’arrestation de Doro Gaye

Doro Gaye, PDG de Cim-Translog Suarl et homme d’affaires sénégalais, a été placé en garde à vue lundi après son audition par la section de recherche de la Gendarmerie. Cette arrestation fait suite à une plainte déposée par Zakiloulahi Sow, Directeur général de la société Sci Amanah, représentant des investisseurs sénégalais et étrangers. L’incident s’est produit le 27 mai au Casino de l’hôtel Terrou-Bi, impliquant une affaire d’escroquerie foncière portant sur un montant de 1,2 milliard de francs CFA.

L’affaire tourne autour d’un chèque émis par Doro Gaye le 22 mars 2024, à l’ordre de SIRAJ, une société dirigée par Zakiloulahi Sow. Ce chèque, tiré sur FBNBank, est revenu impayé, entraînant la convocation puis l’arrestation de Doro Gaye. Il est accusé d’avoir vendu des baux sur le site de l’ancien Aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar.

Zakiloulahi Sow, à l’origine de la plainte, a lui-même un passé judiciaire controversé. En tant que Directeur général de Siraj Financial Holding, Zakiloulahi Sow a été impliqué dans une affaire d’escroquerie de 5 milliards de francs CFA contre Abdoulaye Sylla. Cette affaire s’était conclue par une médiation pénale infructueuse. En janvier, Zakiloulahi Sow avait promis de certifier par un notaire que les 5 milliards de francs CFA appartenaient à Sylla, une promesse qui n’a jamais été tenue. Pour éviter la prison, Zakiloulahi Sow avait présenté un certificat médical.

Doro Gaye, en garde à vue depuis lundi, a été accusé par Zakiloulahi Sow de la vente frauduleuse de baux sur le site de l’ancien Aéroport international Léopold Sédar Senghor (AILSS) de Dakar. Selon Doro Gaye, les baux en question lui auraient été octroyés par Macky Sall, l’ancien président, pour financer certaines missions secrètes.

Pour tenter de résoudre cette affaire à l’amiable, Doro Gaye et ses avocats cherchent une médiation pénale, proposant un acompte de 500 millions de francs CFA, avec le solde à payer avant la fin du mois de juillet 2024. Cette proposition nécessite toutefois l’accord du plaignant

senego

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