Aly Ndiaye, vice-président d’IPOS : « L’absence de moyens de conservation nous contraints à exporter la moitié de nos productions »

Invité de la rédaction, de louxewtey.com, Aly Ndiaye, président régional filière oignon Thiès, vice-président de l’interprofession oignon du Sénégal (Ipos), chargé de communication de la même structure au niveau national et par ailleurs, vice-président de l’association Unacois Jappo a levé un coin du voile sur les grandes avancées de la filière de l’oignon, en saluant le travail hardi des acteurs du domaine pour l’amélioration exclusif du rendement et une meilleure qualité de production. En outre, il est revenu sur les multitudes de problèmes qu’ils rencontrent dans le secteur. Le vice-président de l’IPOS n’a pas oublié de rappeler tous les acquis qu’ils ont obtenus sous le régime du président Macky Sall avant d’interpeller le président Diomaye Faye à faire plus.

Pour un besoin annuel de consommation d’oignons estimé entre 325 et 350 mille tonnes, le Sénégal en produit entre 400 et 450 mille tonnes par an. Donc, une demande largement couverte. Mais, faute d’infrastructures de conservation et d’amélioration de la qualité, les exploitants commercent dans le marché sous-régional, nous confirme Aly Ndiaye, qui se réjoui néanmoins de la mesure de gel des importations de l’oignon prise par l’agence de régulation des marchés ARM en vigueur depuis le 15 février 2024, « aujourd’hui nous couvrons entièrement les besoins des populations mais notre intention à nous tourner vers les marchés sous régionaux notamment  en Mauritanie, Gambie, au Cap vert, en Guinée Bissau et en Guinée Conakry, est liée au manque d’infrastructures de conservation», en précisant d’ailleurs que «  du mois de février à avril, c’est la Hollande achète l’oignon produit au Sénégal ».

M. Ndiaye de rappeler que la consommation annuelle moyenne du Sénégal en oignon tourne entre 325 000  et 340 000 tonnes, pour une production estimée entre 400 000 et 450 000 tonnes. C’est la raison pour laquelle, il appelle les autorités à les doter de moyens de conservation, même s’il se réjoui du fait qu’au « Sénégal, l’oignon était périssable au bout de 2 mois mais avec les recherches et la collaboration d’avec les organisations s’affairant dans le secteur, le produit peut être conservé pendant plus de 4 mois sans problème, c’est ce qui participe à la baisse drastique du prix du kilogramme de l’oignon qui est aujourd’hui fixé entre 250 et 300 francs, le prix du sac de 25 kilogrammes s’élevant à 6 500 francs», fait-il savoir.

Le régional de la filière oignon a également listé les problèmes des cultivateurs qu’il résume en 5 grands axes notamment, l’accès à la terre, l’amélioration les conditions de travail des agriculteurs, la facilitation de l’accès à l’eau avec la construction de forage de proximité, la subvention aux agriculteurs de matériels agricoles dernière génération dans l’unique objectif de booster la filière et permettre aux acteurs de participer aux choix des membres des organisations de tutelles, le tout couronné par la mise à disposition d’infrastructures pouvant permettre la conservation et l’amélioration du travail.

Dans cette dynamique, il rappelle au nouveau président élu du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, les urgences de l’heure. A l’en croire, «  le président Macky Sall a beaucoup fait pour le secteur de l’oignon, j’ai été membre de plusieurs commissions visant à travailler pour l’amélioration du rendement et de la qualité de la production, c’est pourquoi, j’exhorte le président Diomaye à faire plus car cette volonté de changement qui a poussé le président Macky Sall vers la sortie, n’est que la volonté exprimé du peuple pour son désir de changement. Une expérience que la président Bassirou Diomaye Faye doit garder à l’esprit afin d’être au-dessus de la mêlée et présider au destinée des Sénégalais en toute équité.

Aïda FALL / Mouhamed Jr DIOP

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